Accueil Cléon d'Andran A travers les guerres

PostHeaderIcon Guerre 1914/1918

" 2 août 1914, Cléon voit partir sa jeunesse enthousiaste et vaillante en conservant l'espoir de la voir revenir après peu, mûrie par la bataille et couverte de gloire."

"11 novembre 1918, Cléon, dans le deuil et les larmes voit rentrer ses enfants clairsemés ; 34 sont morts au champ d'honneur. Lourd tribut d'une guerre... et la vie recommence. La conquête et la pacification du Maroc lui ravit encore un des siens. Le tribut qu'il paie à la grandeur française s'alourdit... Mais la vie continue."

      Extraits du "livre noir des Cléonnais" - Pierre JOUVE - 1945

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"1914 : une année particulièrement douloureuse pour les habitants. Fin juillet, des pluies diluviennes, qui durèrent 3 jours, entraînèrent l'anéantissement des récoltes au grand désespoir des Cléonnais déjà très affectés par le décès, le 18 juillet 1914, de leur maire.

Le 2 août 1914, le tocsin sonne la mobilisation générale. A Cléon, comme ailleurs, elle toucha chaque famille qui vit le départ du père, parfois du ou des fils. Certains durent quitter l'école pour assurer la marche de l'exploitation, de l'artisanat ou du commerce.

Dans les correspondances échangées, on demande des nouvelles du village, de ses habitants, de ses copains ; on sait se taire à l'annonce de la disparition de l'un d'eux."

Extraits du livre : "retour vers le passé" - Jean Claude CHALON - 1996

monument_morts

En 1911 la population de la commune était de 603 habitants.

A ce jour, nous avons recensé  211 hommes  - habitant Cléon et/ou  y résidant au début du conflit - qui furent mobilisés suite à l'avis de mobilisation du 02 août 1914.

Pour chacun, nous avons relevé, auprès de différentes archives départementales, leur état de service de 1914 à 1918.

Nous avons comptabilisé 41 soldats Morts Pour la France (MPF).

Pour trouver les MPF, il suffit d'interroger le site Mémoire des Hommes du Ministère de la Défense.

 34 MPF sont inscrits sur le monument aux Morts de Cléon d'Andran dont 4 inscrits sur plusieurs monuments. 

  +2 MPF n'y figurent pas, alors qu'ils sont reconnus MPF.

  +6 MPF sont inscrits sur des monuments aux Morts d'autres communes.

  - 1 est inscrit sur le monument de Cléon d'Andran mais ne possède pas de fiche MPF et nous n'avons pas trouvé  de "traces" de son décès durant la guerre.

Total : 41

On suppose que quelques uns nés à Cléon, avaient émigré dans d'autres régions de France (ou d'ailleurs). Pour ceux là, nous ne savons pas comment les retrouver.

 

PostHeaderIcon Guerre 1914/1918, quelques chiffres

En France, plus de 8.000.000 de soldats furent mobilisés durant ce conflit.

Durant cette guerre, on comptait 4 tués à la minute, 240 tués par heure et 6400 tués par jour, c'est ainsi que plus de 1.350.000 Français perdirent la vie et plus de 2.030.000 Allemands.

A l'issue du conflit, la France recensait  plus de 4.260.000 blessés et  l'Allemagne plus de 4.216.000.

Le bilan humain de ce conflit est de plus de 9.380.000 morts et de plus de 23.000.000 blessés.

guerre14

 

PostHeaderIcon Guerre 1939/1945

3 septembre 1939 :

"C'est la guerre à nouveau.

Avec résignation, partent combattre les fils des rescapés de celle qui, jusqu'à lors, était la Grande Guerre.

Et puis c'est la débâcle (mai 1940), et puis c'est l'armistice (juin 1940) ; ils reviennent chez eux en perdant une guerre qu'ils n'avaient pas comprise, mais tous, hélas, ne rentrent pas.

(...) Le bilan d'un  mois de vraie bataille se solde par un disparu, un blessé grave, trois prisonniers dont un devait mourir en captivité et un très tôt relâché.

Pour les autres, la guerre semblait finie et la paix revenue. L'occupation, la botte allemande étaient pour l'autre zone..."

puis,

"Le 21 février 1944 commençait la première rafle. Cléon désormais vécut dans la terreur. Malgré le froid très vif de la nuit, il fait une après-midi magnifique de luminosité. C'est la préfiguration du printemps. La nature incite à revivre mais... il y a les hommes ! A 14 heures, deux tractions-avant , avec des passagers à leurs bords arrivent par la route de Montélimar, s'arrêtent au carrefour. Le chauffeur interroge un jeune homme sur l'adresse de Vincent. Il la lui indique. C'est le démarrage en trombe et l'arrêt sur la place. On perçoit, rapides, l'ouverture, le claquement des portières. Un homme se met en faction devant le café Aubert. Il peut, de là, surveiller l'activité d'un grand secteur, grâce à la courbure du village. Trois ou quatre autres dont le fameux "gueule cassée" demandent à Mme Vincent , seule dans la pièce, où peuvent être son mari et son fils.

Son mari travaille dans l'atelier, juste derrière, son fils est couché là-haut, il est malade. Mitraillette sur le ventre, elle indique le chemin de la chambre. Mr Vincent, père, pris à l'atelier, encadré par trois lascars, les accompagne chez Mr Rothschild. Là, dès l'arrivée, c'est la brutalité. On veut l'immobiliser. Il (Rothschild) joue des poings et se défend. C'était un grand gaillard, il est vrai, solide comme un roc, mais à la force et aux armes nul ne peut résister longtemps Il est traîné, le visage ensanglanté, dans une des voitures, bientôt rejoint par Mercédes Vincent (fils) qui lui, n'aura que plus tard, sa part de sévices.

Il n'a assisté qu'à la mise à sac de sa chambre, à la saisie de quelques documents.

Et les tractions s'en vont....

Le 8 mars 1944 à la tombée de la nuit, seconde rafle.

Vers les 21 heures, même scénario mais plus discret celui-là. Les seuls témoins ne sont que des familles. Il y avait le couvre-feu et, la nuit, personne dans les rues (...).

Le lendemain matin Cléon s'indigne. Mais à son indignation succède une autre indignation, plus forte celle là."

"En effet dans la nuit du 10 au 11 mars 1944, une véritable opération de police s'effectue. Sur 15 hommes visés, dix restent aux mains de la Gestapo.

Cléon ne comprend plus. Pourquoi ceux-là ? Dénonciation, vengeance, jalousie, sympathie politique, ravitaillement du maquis, erreur possible avec un homonyme, nom mal orthographié ?

(...) Il est près de minuit quand Vincent père (Joanny) est lui aussi réveillé sans ménagement. Les volets de la porte partent en éclats. C'est avec lui, sans doute, que se clôture le cortège."(...)

 
Extraits du  livre : "évocations historiques" - Pierre JOUVE - 1984

"Dans la grosse rafle de Cléon d'Andran où sont pris de nombreux Résistants et otages, un Juif, Robert Rothschild, riche propriétaire d'une usine de tracteurs dans le Nord de la France, venu avec sa femme et sa fille se cacher dans ce petit village, a la malchance de se faire prendre. Emmené avec les autres otages, il partira le 7 mars dans le convoi pour Auschwitz, il ne sera pas transféré comme les autres, mais y mourra dès son arrivée le 17 mars."

Extraits du livre : "De la Drôme aux camps de la mort" - Robert Serre - 2006


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"L'Alouette des Andrans", formation de la jeunesse cléonnaise, organisait des spectacles au profit des prisonniers de guerre.

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La Résistance

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En mémoire des Déportés et des Résistants, la route de Charols a été baptisée : "Avenue de la Résistance et de la Déportation" le 11 novembre 2000 par Mr Faucon André, maire, en présence de Mr Eugène Mercedes Vincent, ancien déporté, décoré de la Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur en 1984 à l'occasion du 40ème anniversaire de la déportation.

Juste reconnaissance d'une commune à ses enfants déportés dans les "bagnes" nazis.

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PostHeaderIcon Citation de la commune à l'ordre de la Brigade

 

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